Le mandat simple résiste à la crise !

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Les études montrent que 78 % des mandats vendus en moins de 3 mois sont des mandats exclusifs. A l’inverse, seuls 56% des mandats simples trouvent preneurs dans les 3 mois.
Alors pourquoi ces derniers représentent encore plus de 60% du volume des transactions ?
Certainement la méfiance des particuliers envers les professionnels et une volonté farouche de pouvoir vendre en direct via les plateformes d’annonces entre particuliers.
 
Du côté des professionnels, il est vrai que le montant des commissions est l’un des plus élevés d’Europe (entre 3 et 10% selon le prix de vente) et que l’accompagnement de certains
se limite à des méthodes d’un ancien temps. Aussi, il faut souligner que l’image de ces derniers est fortement impactée par leur quasi-incapacité à accompagner les acquéreurs et
leur préférence pour les services à destination des vendeurs. A leur décharge, il est certain qu’un professionnel qui se voit confier l’exclusivité de la vente va mettre tous les moyens
pour y arriver dans les 3 mois impartis sur le mandat. Il va investir massivement en publicité et en marketing en utilisant les nouvelles technologies de mise en avant via, par exemple,
des reportages photos ou vidéos professionnels, du home staging ou la réalisation de visites virtuelles.
 
A ECOUTER EGALEMENT: Mandat simple ou mandat exclusif ?
 
Mais alors, quand le vendeur ne souhaite confier qu’un mandat simple, quels sont les leviers que peuvent actionner les professionnels pour arriver à vendre avant les autres ?
 
En premier lieu, la réactivité : Il est certain que la première agence qui publiera l’annonce sur les portails grand public (de type SeLoger ou LeBonCoin) sera la mieux placée pour capter
les premières demandes de visite et ainsi vendre avant les autres.
 
En second lieu, il y a les agences qui partagent immédiatement l’annonce, non pas sur les portails, mais auprès d’un réseau d’agences partenaires. On appel cela le partage inter-agence de mandats simples. En effet, l’agence qui possède le mandat à beaucoup plus de chance d’encaisser la moitié de la commission que rien du tout comme le souligne Maxime I. agent immobilier à Rouen : 
 
« Dès qu’on signe un mandat simple, on le partage en premier à nos confrères (…) Cela optimise mes chances de vendre plus rapidement et de percevoir au moins 50% des honoraires »
 
. Pour Ségolène D., directrice d’agence à Paris 10, cette mécanique est implacable :
« Je vends 90% des mandats simples qui me sont confiés via l’inter-agence. D’autant plus que cette stratégie me permet d’avoir des avis clients très élogieux et, in fine, de décrocher plus d’exclusivités ».
 
A LIRE AUSSI: Plateformes interagence: antidote à la crise l’immobilier
Cette stratégie ne fait bien évidement pas l’unanimité chez beaucoup de professionnels, toujours attachés à uniformiser le marché vers une généralisation du mandat exclusif.
Mais à l’heure où le marché se tend du fait du contexte sanitaire, le chiffre d’affaire prime sur l’idéologie. Les outils de partage se démocratisent, de plus en plus de professionnels se tournent vers cette solution pour sauvegarder leur chiffre d’affaires.

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