Le secteur de l’immobilier se met au vert !

Comment la transition énergétique et l’aspiration environnementale transforment le secteur de l’immobilier ?

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Les professionnels de l’immobilier le savent bien : la dernière décennie a fortement accru les responsabilités des propriétaires de logements, ainsi que des copropriétés, en matière d’efficacité énergétique et de développement durable. En outre, les considérations écologiques sont devenues de plus en plus importantes dans les choix des acquéreurs. La performance énergétique et thermique des logements est devenue un sujet majeur de toute négociation dans les transactions immobilières, autant que l’environnement d’un bien et sa proximité avec des espaces naturels.

La Loi de transition énergétique (LTE), après les lois Alur et Grenelle II, impose aux propriétaires de rénover leur logement afin d’en améliorer les performances de conservation thermique.

Une obligation de travaux de rénovation énergétique d’ici 2025

Les propriétaires des logements dont la consommation excède 330 KwH/M²/an (en gros les biens de classes F et G) ont l’obligation de réaliser des travaux de rénovation énergétique d’ici 2025. Cette règle concerne plus de dix millions d’habitations soit un tiers environ du parc immobilier français total.

Les copropriétés sont particulièrement concernées, puisque les travaux d’amélioration des performances thermiques affectent nécessairement un immeuble en son entier. Même pour celles dont le niveau de performance énergétique est bon, de nombreux types de chantiers tels que les aménagements des parties communes, les réfections de façade ou de toiture, devront inclure (sous peine d’amende, hors dérogations), un volet améliorant l’isolation du bâtiment.

Mais les particuliers ne sont pas en reste puisque circule actuellement dans le débat public l’interdiction de louer les biens de classes F et G (dites « passoires thermiques »), ce qui ne manquerait pas d’impacter le secteur transactionnel.

Autre exemple de mesure phare introduite par la LTE qui va bouleverser la gestion au sein des copropriétés : l’individualisation des dépenses de chauffage. Ce volet devrait bousculer les habitudes dans de nombreuses copropriétés qui effectuaient jusque-là une proratisation de ces coûts, et modifier les charges individuelles de nombreux appartements. Et pour garantir le respect de cette obligation nouvelle, les copropriétés devront s’équiper d’outils de suivi de la consommation d’eau chaude et de chaleur pour facturer chaque logement.

Mais la LTE n’est pas qu’une série d’obligations pour les propriétaires. Elle introduit également un certain nombre de simplifications visant à améliorer les performances énergétiques de l’ensemble du parc immobilier, notamment pour l’isolation des façades, la surélévation des immeubles ou l’installation de protections solaires aux fenêtres.

A LIRE AUSSI: A la recherche de la valeur verte.

Le retour en force des maisons de campagne

Ce n’est un secret pour personne et surtout pas pour les agents immobiliers : la crise covid a profondément bousculé les différents compartiments du secteur immobilier. Alors que les prix des appartements parisiens connaissent une stagnation globale, les maisons de campagne connaissent au contraire un puissant regain d’intérêt de la part des acheteurs, et une hausse des prix notables dans certaines régions.

A n’en pas douter, les confinements, la montée en puissance du télétravail, et la fatigue d’une forme de promiscuité agressive en ville, ont suscité un nouvel intérêt à se projeter dans un environnement plus proche de la nature. Paris ayant perdu près de 60 000 habitants en 5 ans, d’aucuns parlent de véritable « d’exode urbain ». Une étude de la Fédération Nationale de l’Immobilier estime que près de 10% des acheteurs annuels pourraient être tentés d’opter pour un mode de vie plus naturel.

La passion du végétal à l’extérieur du logement s’accompagne également d’un retour du végétal à l’intérieur, comme en témoigne la très bonne tenue du secteur de la distribution de plantes et accessoires de jardinage. En ville, le moindre centimètre carré de balcon, de terrasse, voire mieux, de jardin voit sa valorisation fortement augmenter, tout en donnant un cachet aux biens.

Les questions d’environnement, de développement durable, de végétalisation ou de performance énergétique et thermique, resteront donc aux centres des évolutions du secteur immobilier d’aujourd’hui et de demain, et les professionnels se doivent donc d’y accorder toute l’importance qu’elles méritent dans leur stratégie de recherches de mandats et dans leurs conseils aux acquéreurs.

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